Ni d'Eve ni d'Adam

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Fiche
Roman
Publié en 2007 chez Albin Michel
Genre : autobiographique |
Résumé
Nous avions eu sa petite enfance au Japon avec sa gouvernante Nishio-san dans
Métaphysique des tubes, nous avions eu sa carrière de salary woman avec
sa collègue Fubuki dans Stupeur et tremblements, et nous avons cette
année son amour pour le pays du soleil levant avec son fiancé Rinri.
La toute jeune Amélie-san décide de vivre dans le pays de son coeur : le
Japon. Elle vit alors l'épanouissement estudiantin dans l'ivresse des montagnes
ornant en grande partie ce pays, amie avec la grandeur et l'accueil patriotique
du Mont Fuji, dans la jubilation de la cuisine japonaise, etc. C'est un plaisir
de suivre son bonheur asiatique, dans sa fantaisie si caractéristique et ses
pures intensités d'émotion. Il y a aussi sa relation avec un étudiant japonais
- cet échange linguistique, cette curiosité mutuelle pour la culture de l'autre
- qui vient parsemer le tableau de touches de société japonaise. Mais avant
tout, on boit son envie de Japon, on contemple son image du Japon, et l'on
dévore ses découvertes du Japon en étant heureux du festin offert.
La grande paix de ce magnifique tableau sur 200 pages nous amène à 50
dernières pages d'une densité de pertinence folle. La première lecture de celui
qui ne comprend pas reflètera une impression de fuite aussi lâche que stupide.
Carcan social international. La lecture de l'autre lui fera réaliser que
l'attitude fluide d'Amélie-san est envol, il est au contraire courageux de
privilégier la liberté et se donner l'opportunité de s'accomplir et de donner
un sens à sa vie !!! Bref, la toute jeune Amélie-san, augmentée de la pluralité
des Amélie du Japon, décide de Vivre.
Avis
Ce qu'il y a de fort, avec un récit autobiographique, c'est que l'auteur nous
offre son expérience. Il est important d'avoir des modèles pour avancer; d'une
certaine manière, pour des domaines précis et variés, nous avons tous des
modèles. Avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie-san peut être un modèle dans
des domaines, c'est en soi un superbe cadeau.
Gravez en vous-même cette phrase sublime et souvenez-vous-en lorsque vous vous
enfermez dans vos multiples coquilles : "Le seul déshonneur c'est de ne
pas être libre."
(écrit le 30/08/2007)
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